Fertilisation Organique des sols

Dans toutes productions végétales, les récoltes exportent des éléments minéraux entraînant un appauvrissement des sols en nutriments des plantes. De plus, en fonction de l’intensification des cultures apparaît une dégradation des propriétés agronomiques des sols liée à leur biologie, leur structure et leur taux d’humus. Les rôles de la fertilisation sont de restituer et de maintenir le potentiel nutritif des sols en apportant l’ensemble des éléments nutritifs indispensables au développement des cultures mais également d’améliorer et de régénérer leurs fonctions agronomiques vitales dépendantes des restitutions de matières organiques. Pour que la fertilisation corresponde aux conditions d’une agriculture durable elle doit agir de façon raisonnée à la fois sur la nutrition des plantes avec les engrais et sur la protection de la fertilité naturelle des sols avec les amendements organiques ou minéraux. La fertilisation organique répond parfaitement à cette double exigence en intégrant productivité et respect de l’environnement.
Il existe de nombreuses définitions du sol. On peut citer celle d’Aubert et Boulaine (1980), "le sol est le produit de l’altération, du remaniement et de l’organisation des couches supérieures de la croûte terrestre sous l’action de la vie, de l’atmosphère et des échanges d’énergie qui s’y manifestent". Selon d’autres auteurs, "le sol est une formation naturelle, synthétisée en profil à partir d’un mélange variable de minéraux attaqués et de matières organiques en décomposition. Cette formation nantie de suffisamment d’air et d’eau assure aux micro-organismes et aux végétaux, support mécanique et subsistance". Sur un plan pratique, notons qu’un bon sol est un sol meuble, ne présentant pas de zones compactées ou asphyxiées et bien équilibré en éléments fertilisants. L’aération et la réserve en eau utile d’un sol constituent les facteurs prépondérants de sa productivité. Dans tous les sols, le maintien ou l’amélioration de la teneur en humus par l’apport de matières organiques (fertilisants organiques, fumier) est prioritaire.
Pour de multiples raisons : elles génèrent l'humus ; elles permettent la formation de micro agrégats donnant une bonne structure (structure grumeleuse) ; elles permettent d'abriter et de stimuler l'activité biologique ; elles assure une forte capacité de rétention en eau ; elles permettent de fixer des éléments fertilisants ; elles réchauffent le sol ; elles allègent, assouplissent, donnent du corps au sol ; elles permettent une meilleure utilisation des engrais.
L’humus est de la matière organique évoluée. C’est l’humus qui, en se minéralisant, fournit l’azote du sol aux plantes. Un sol sans humus est un sol inerte ou minéral. C’est pourquoi il ne faudrait pas descendre au-dessous de 2 % de matières organiques dans un sol moyen (15 à 20 % d’argile). Il existe d’autres formes de matières organiques : les fertilisants organiques, les débris végétaux, le fumier frais… qui vont ensuite évoluer de façons différentes vers la forme humus (voir l'ISMO, Indice de Stabilité de la Matière Organique) … Et finalement, le terme «matières organiques » englobe l’ensemble de ces matériaux ayant une origine naturelle constitutive du vivant.  
Le coefficient K1 ou coefficient isohumique d’une matière organique correspond à la proportion d’humus obtenue dans le sol à partir de cette matière organique. Selon Hénin et Turc (1957), le coefficient isohumique K1 est l’expression de la quantité d’humus formé en fonction de la quantité de matière sèche du produit organique apporté au sol. Il est déterminé expérimentalement au champ en réalisant des comparaisons de bilans humiques entre des parcelles recevant ou non des apports organiques sur une période minimum de trois ans. Ce coefficient difficilement contrôlable a été abandonné au profit de l’ISMO (Indice de Stabilité de la Matière Organique) qui peut être mesuré rapidement en laboratoire. Le coefficient K2 ou coefficient de minéralisation correspond à la proportion d’humus qui disparaît chaque année (environ 2 % à 3 % par an). Pour un sol à 2 % de matière organique (sur 20 cm, 3000 tonnes de sol x 0,02 = 60 tonnes de MO), les pertes annuelles d’humus sont de l’ordre de 1,2 tonne (60 t x K2).
On sait que l’humus « allège les terres lourdes et donne du corps aux terres légères ». Ainsi les terres à 40 % d’argile auront besoin de beaucoup d’humus. De même les terres légères (taux d'argile > 10 %) pour augmenter leur pouvoir de rétention, auront besoin d’une bonne teneur en humus. Les teneurs souhaitables en matières organiques sont les suivantes : 10 % d’argile = 3 % de matières organiques 15 à 25 % d’argile = 2 à 3 % de matières organiques 30 % d’argile = 3 à 4 % de matières organiques. Ces teneurs sont indicatives. En fait, il faudrait avoir toujours un taux élevé de matières organiques à condition que ce taux élevé ne provienne pas d’une mauvaise évolution des matières organiques. En effet, la présence d’un taux élevé de matières organiques peut venir d’une minéralisation insuffisante de l’humus par suite de conditions de milieu défavorables (manque d'aération, basse température, hydromorphie et pH extrêmes).
Oui. La réponse aux apports d’engrais est plus grande en sol riche en matières organiques et présentant des conditions de milieu favorable. Peut-on chiffrer le stock de matières organiques ? Oui, grâce à une analyse. Dans un sol contenant 2 % de matières organiques, la quantité d’humus (60 à 75 tonnes sur 20 à 25 cm de terre) représente le produit de la transformation des pailles qui proviendrait de cent ans de culture de céréales. L’accumulation d’un tel capital est le fruit des siècles. Il convient donc de prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’il ne soit pas gaspillé mais utilisé au mieux et en pensant aux restitutions par des fumures organiques d’entretien, indispensables pour maintenir son sol en bon état de fertilité.
Il convient de pratiquer des apports de Matières Organiques (MO) (ex. des fertilisants organiques), de labourer peu profond pour ne pas « diluer » la matière organique humifiée (humus), c’est à dire éviter de mélanger les horizons de surface, riches en MO, avec les horizons profonds plus pauvres.
Dans certains cas où la structure est bonne et où le taux d’humus a tendance à descendre, les engrais verts ne sont pas à conseiller, car ils activeront encore plus la décomposition de cet humus. Ils fournissent eux-mêmes très peu d’humus (voir K1) mais ils améliorent la structure par les produits transitoires et limitent les pertes d’azote par lessivage.
Oui, elle est très importante car ce sont les micro-organismes qui font évoluer les éléments du sol pour les mettre à la disposition des plantes. Ce sont les micro-organismes qui transforment les apports de fertilisants et les réserves en humus pour libérer les éléments nutritifs. Pour favoriser la vie dans le sol, il faut soigner tout particulièrement la qualité des apports organiques, le travail du sol en cherchant à obtenir une structure meuble, aérée et d’une bonne stabilité. Réchauffement, humidité moyenne et pH voisin de la neutralité sont, avec l’aération, les facteurs clefs favorisant une vie microbienne active.
Le rapport C/N constitue un indice de bonne ou mauvaise évolution des matières organiques. L’analyse de terre présente des indices intéressants des conditions de milieu qui conditionnent l’évolution des matières organiques. L’appréciation des valeurs du pH, du taux de matières organiques, des teneurs en fer et manganèse donne une idée suffisante des conditions d’évolution des matières organiques. De ce fait, la détermination du rapport C/N n’est pas indispensable. L’interprétation peut être la suivante :
RAPPORT C/N INTERPRÉTATION
Inférieur à 10 Satisfaisant
10 à 12 Assez élevé
12 à 15 Élevé
Plus de 15 Très élevé
Les valeurs élevées sont à relier à des conditions d’évolution défavorables. Bien entendu ces indications sont valables pour des sols conduits en culture annuelle. Les sols de prairies permanentes présentent, en surface, une teneur en matières organiques importante et le rapport C/N est souvent élevé.
1µ = 1 micron = 10-3 mm = 10-6 mm La macroporosité peut être subdivisée ainsi : MAXIVIDE : espace de plus de 2 mm : vers de terre et mésofaune. MINIVIDE : espace de 0,2 à 2 mm qui est visible à l’œil nu. MACROPORE : espace de 0,006 à 0,2 mm qui est visible par macrophotographie. gros macropores 60 à 200 microns, macropores moyens 20 à 60 microns, macropores fins 6 à 20 microns. La microporosité correspond aux pores de diamètre de 6 à 0,2 microns. 0,2 micron est la limite de la résolution du microscope optique. C’est la microporosité qui retient l’essentiel de la réserve en eau et détermine ainsi la Capacité de Rétention en Eau (CRE) du sol.
Il est nécessaire de bien vérifier que sur les notices commerciales des amendements organiques, les teneurs en azote et matière organique sont exprimées sur produit brut comme les normes l'imposent sur l'étiquette des sacs. L'expression des teneurs sur produit sec augmente illusoirement leurs valeurs. Exemple : Végéthumus granulé. Le taux de matière organique sur brut de 60 % correspond à un taux de matière organique sur sec de 80 %.
Les professionnels le savent, sous la même désignation normalisée NF U42-001 engrais organo-minéraux, peuvent se rencontrer deux fabrications agronomiquement opposées : les engrais organo-minéraux bouchons contenant plus de 50 % de compost végétal et les engrais organo-minéraux micro-granulés billes contenant 10 % de base organique animale type farine de cuir (apportant le 1 % d’azote organique minimum).
Suivant la norme AFNOR NF U42-001, les engrais organiques et organo-minéraux ne peuvent pas contenir de l’azote de synthèse organique type urée formaldéhyde, crotonylidène diurée (CDU) et isobutylidène diurée (IBDU). Par convention, l’urée simple n’est pas rattachée à cette classe et peut être incorporée aux fertilisants organiques pour obtenir un niveau plus important de libération azotée.
Les transformations des éléments utiles à la plante carbone, azote, soufre et phosphore sont étroitement liées à l’activité microbienne des sols. Les bactéries et les champignons représentant plus de 1000 espèces, sont responsables de nombreux processus : • Libération des éléments nutritifs à partir de la matière organique et des minéraux du sol. • Oxydation de l’ammonium en nitrates (nitrification - bactéries nitrosomonas et nitrobacters). • Production d’hormones de croissance qui favorisent le développement des racines. • Compétition avec les micro-organismes pathogènes limitant ainsi les risques de maladies.
De plus en plus de groupes industriels agroalimentaires européens interdisent l'épandage de produits contenant des déchets urbains sur les cultures pour garantir la qualité de leurs productions, par exemple, Bonduelle, Salade Minute, Producteurs de Champagne, Migrosano, ville et Golf d’EVIAN, zone de captage des sources Perrier...  
Un biostimulant des plantes est un produit homologué par le Ministère de l’Agriculture avec un numéro d'autorisation de mise sur le marché (AMM). Il agit sur la stimulation du métabolisme de la plante lui permettant notamment de résister aux stress... Exemples : OSIRYL et XEOX Espaces Verts. Un biostimulant nutritionnel est l’extension d’usage d’un biostimulant des plantes homologué avec des matières fertilisantes, conformément à la norme NF U44-204. Exemples : ACTIMUS, EVER 7, NUTRIBIO+, NUTRIBIO 4.3.6 , NUTRIFIX NK.

Matières fertilisantes avec additif agronomique NF U44-204

Effectivement, certains constituants tels que acides humiques, mycorhizes et autres micro-organismes sont déjà présents dans les sols. D’ailleurs les substances humiques ne sont pas autorisées en mélange avec les amendements organiques. Les stimulateurs de croissance des plantes sont donc des constituants particulièrement bénéfiques car ils peuvent améliorer non seulement  la nutrition et la croissance des plantes, mais également leur résistance aux stress abiotiques, tels que le froid, le stress hydrique et autres.
Les additifs agronomiques sont des constituants permettant de donner une propriété fertilisante nouvelle, autre que celle des fertilisants principaux. Parmi ces propriétés fertilisantes nouvelles, on trouvera des actions favorisant la croissance et/ou le développement des cultures ou un effet améliorant des propriétés physiques et/ou chimiques et/ou biologiques du sol. Les  additifs agronomiques retenus par cette norme sont les substances humiques, les préparations microbiennes et les stimulateurs de croissance et/ou de développement des plantes.
La recherche scientifique a permis de découvrir de nouveaux produits dont les actions améliorent le développement des productions végétales, sans pour autant s’inscrire dans une action purement nutritionnelle. L’intérêt de ces produits réside donc dans cet objectif de mieux produire tout en répondant aux exigences sociétales en matière de développement durable. Cette nouvelle norme autorise ainsi le mélange de ces produits dès lors qu’ils sont homologués seuls et en usage (additif) en mélange avec les fertilisants.
Cette norme, datée du 22 mai 2015, fixe les dénominations et spécifications des matières fertilisantes avec additif agronomique, à l’exception des supports de culture (NF U44-551/A4). Parmi les matières fertilisantes concernées par cette norme, nous trouvons les engrais (minéraux, organo-minéraux et organiques), les amendements minéraux basiques, les amendements minéraux basiques-engrais et les amendements organiques. Cette norme s’applique à l’ensemble de ces fertilisants avec un additif agronomique homologué et autorisé pour cet usage en mélange. Cette norme ne s’applique pas aux additifs agronomiques seuls qui font l’objet par ailleurs d’une homologation.

Polyphénols d'origine végétale

Les situations de stress affectent selon la saison, le feuillage et la qualité des fruits. On enregistre par exemple des stress hydriques de plus en plus précoces, dès la période mai-juin. Le programme ANTYS permet de corriger ces dysfonctionnements nutritionnels, favorisant la prise de réserve dans les plantes (bois…).
En arboriculture, les applications d’ANTYS sont préconisées pour améliorer le calibre des fruits et pour augmenter leur résistance. Dans ce dernier cas, des applications d’ANTYS Ca permettent de mieux conserver les fruits (ex : sur cerisier, gain de 8 jours de conservation en sortie de chambre froide).
Oui, à l’exception des produits de la gamme fortement azotés type ANTYS 15 avec les foséthyls et les mélanges d’ANTYS Ca avec les sulfates. Quoi qu’il en soit, le principe de précaution sur les mélanges impose un essai préalable dans un récipient afin de valider la stabilité physique des produits mélangés.
Oui, les applications foliaires ont pour avantage d’être directement au contact du feuillage et donc rapidement assimilables selon les conditions climatiques et l’état des cultures. Les résultats comparatifs montrent une forte efficacité des traitements ANTYS en correction et en prévention des déficiences nutritionnelles.
La synergie d’action antioxydante et nutritionnelle du produit ANTYS augmente considérablement l’efficacité du traitement : ANTYS rétablit l’activité physiologique des plantes permettant une meilleure efficience des éléments minéraux associés.
En règle générale, le traitement préventif est plus efficace qu’en correction car selon les symptômes observés, la plante est plus ou moins réceptive aux traitements. D’ailleurs, les traitements trop tardifs peuvent parfois faire davantage de dégâts, provoquant des brûlures si le feuillage n’est plus en situation d’absorber les produits. La synergie d’action du traitement ANTYS permet d’intervenir rapidement sur ces déficits nutritionnels.
Oui, sur le blé par exemple, la richesse en protéine varie selon le type de variété mais également selon la disponibilité des éléments nutritionnels comme l’azote, soumis aux variables climatiques. La pulvérisation foliaire d’ANTYS 15, au stade dernière feuille étalée (dose de 5 l/ha) permet, par sa synergie d’action, de corriger les dysfonctionnements de la protéogénèse, notamment, en situation de déficit pluviométrique.
Face à cet enjeu, il convient pour des raisons d’efficacité : d’agir en amont au niveau sol pour rétablir les équilibres physico-chimiques et biologiques favorisant la nutrition et la résistance des plantes, d'optimiser l’interface sol/plante représentée par le système racinaire et enfin de prévenir les stress aériens par la mise en place du programme ANTYS.
Oui, le raisonnement de la fertilisation passe d’abord par l’optimisation de l’efficience des éléments nutritionnels pour la plante. Les plants de fumure basés sur des apports de fertilisants organiques (Orga 3, Guanorich, Végéthumus…) plus rationnels, en raison de leur progressive libération d’éléments nutritionnels dans le sol et de leurs propriétés biologiques, avec en complément le programme ANTYS, sont une solution permettant une meilleure gestion des fertilisants et un axe d’amélioration pour la protection de l’environnement.
Le programme doit être adapté selon les cultures et les problématiques. Sur vigne, on préconisera en règle générale un programme ANTYS NPK (8 ou 15) et ANTYS K pour relancer les vignes au printemps et améliorer la qualité de récolte. Sur arbres fruitiers, un programme ANTYS NPK (8 ou 15) et ANTYS Ca permettra également d’améliorer la production et la qualité de récolte. Sur cultures légumières, on préconisera des applications d’ANTYS 15 et ANTYS 8 en pulvérisation pour relancer la croissance des plantes et ANTYS Ca en aspersion sur salade ou goutte à goutte sur légumes d’été, fraise, melon afin d’améliorer la tenue et l’homogénéité de récolte. En situation de carence, Fe, Mg ou K, on utilisera l’ANTYS Fe, MgS ou K de façon plus précoce afin de traiter dès l’apparition des premiers symptômes (voir fiche technique). Enfin, on préconisera l’ANTYS PMg sur toutes les cultures présentant un déficit de la floraison.
ANTYS NPK, ANTYS 15 et ANTYS 8 sont appliqués en situation de croissance des cultures dès le démarrage de la végétation et en encadrement de floraison jusqu'à fin nouaison ou grossissement.
ANTYS K est appliqué généralement dès le début de maturité du stade fin nouaison à véraison ou début maturité. En situation de déficit potassique, ANTYS K peut être préconisé plus précocement.
En situation de chlorose ferrique, ANTYS Fe est appliqué en prévention ou en correction de carence dès le développement du feuillage et en évitant la pleine floraison.
ANTYS Ca est appliqué de préférence après floraison à début maturité, le calcium est difficilement assimilable dans le fruit s'il est appliqué trop tardivement.
ANTYS PMg est appliqué en encadrement de floraison. Sur problème de coulure, procéder à 2 applications avant floraison.
ANTYS Fe renferme du fer sous forme chelaté EDTA, ANTYS favorise son assimilation dans la feuille.
Toutes les formulations ANTYS NPK renferment la molécule ANTYS, qui relance l'activité des cellules végétales, la synergie avec une formule NPK+oligo assure un redémarrage de la photosynthèse : effet visuel rapide, feuille plus verte. ANTYS 15 et ANTYS 8
ANTYS PMg est formulé à partir de phosphate de magnésium entièrement soluble dans l'eau et enrichi en azote et bore. Cette synergie antioxydante permet une meilleure résistance des stades précoces de la floraison et nouaison.
ANTYS Ca associe un phosphate de calcium soluble avec l'ANTYS. Cette synergie favorise l'absorption du calcium et améliore la conservation des récoltes.
ANTYS K est formulé sous forme chlorure, un sel très soluble directement assimilable par voie foliaire, sans risque de brûlure.
ANTYS Fe est appliqué à la dose de 3 l/ha, dose d'efficacité optimale, ne pas surdoser avec les chélates de fer.
ANTYS PMg s'utilise à la dose de 3 à 5 l/ha avec de 2 à 3 applications.
ANTYS K s'utilise à la dose de 3 à 5 l/ha avec de 2 à 3 applications.
ANTYS NPK, ANTYS 15 et ANTYS 8 s'utilisent à la dose de 3 à 5 l/ha avec de 2 à 3 applications.
ANTYS Ca de caractère acide s'utilise en goutte à goutte ou aspersion à la dose de 15 à 20 l/ha, fractionnée selon les besoins en eau.
ANTYS NPK ( ANTYS 8 ou 15) s'utilise en foliaire à 2,5 % max - ANTYS Ca au sol ,en goutte à goutte ou aspersion à la concentration de 2 à 5 ‰ en solution fille.
En foliaire, ANTYS Ca s'utilise à la concentration max de 1,5 % tout comme l'ANTYS Fe.

Stimulation naturelle des plantes

En sortie de stratification : OSIRYL est appliqué lors de l’élevage des plants, dès l’émission des premières racines sur les 2 à 3 premiers mois de culture donc aucun effet sur plant nu par trempage. Osiryl doit être absorbé par les racines. Il est possible toutefois d’appliquer l’OSIRYL en pralinage avec de l’argile.
La réponse est identique à la précédente. OSIRYL est utilisé à la reprise des plants quand les racines sont en situation d’absorption. Par contre, par saturation du substrat des mini-mottes par trempage ou arrosage en solution à 0,2 %, les résultats sont confirmés, notamment sur plant de vigne en pot.
Homologué en sol et hors sol, OSIRYL ne bouche pas, ne précipite pas, donc aucun problème dès lors qu’il est bien mélangé dans l’eau, selon les concentrations prescrites sur la fiche technique. Ceci par différence avec certains produits à base d’acides humiques (pH : 12-14) qui peuvent boucher.
OSIRYL est compatible dans un large spectre de pH, sa nature faiblement acide convient particulièrement bien à l’optimum d’absorption voisin de pH 6, en hors sol.
OSIRYL est appliqué en aspersion (à 0,2 %) notamment sur salade (feuille très fragile) sans problème. En pulvérisation au sol, dans 200 à 500 l/ha sur vigne par exemple, aucun problème de phyto par quelques projections sur feuillage. Si traitement de jeunes plantiers en végétation (végétation très basse), préférez des applications en mouillant davantage afin d’augmenter la surface de contact du produit au sol (OSIRYL est surtout appliqué dès le démarrage des racines). En maraîchage, après pulvérisation, donner un coup d’asperseur.
OSIRYL est particulièrement adapté à ce genre de situation ou l’on préconisera de la matière organique pour améliorer le sol et de l’OSIRYL pour relancer le système racinaire et mieux coloniser le sol.
L’idéal est d’intervenir surtout en situation d’absorption racinaire ou avant débourrement de la vigne du produit (voir question sur la période d’application). Donc, intervenir au plus près du seuil d’absorption racinaire et au delà. Aucun intérêt, je le rappelle en été sur vigne.
OSIRYL est organique et son lessivage est limité dans les sols de texture équilibrée. Par contre, le risque est important sur sols très filtrants pauvres en MO, pour cela préférez des applications en situation d’activité racinaire en vigne (à partir du débourrement) sur ce type de sol et le fractionnement si possible en maraîchage.
OSIRYL n’est pas un produit de protection des cultures – il ne peut être référencé dans l’ACTA.
OSIRYL est appliqué dans les horizons superficiels (de 10 à 30 cm) et plus on avance dans la saison, plus on se rapprochera d’une localisation type chélates.
Oui, puisqu’il potentialise l’absorption racinaire donc meilleure efficience des chélates.
Oui, dans le respect des volumes d’eau de traitement de 200 à 500 l/ha (en bas volume < 150 l faire un essai classique de compatibilité physique dans un seau).
C’est plutôt le seuil de débourrement au printemps (> 10 °C dans le sol pour la vigne) qui signe la limite au dessus de laquelle les racines vont reprendre une activité, donc OSIRYL est absorbé dès que les racines repartent. Appliqué plus tôt, OSIRYL se fixe sur les colloïdes du sol dans l'attente du réveil de la végétation.
Le meilleur moment est le printemps et à l’automne avant les grands froids pour les plantations d’automne - aucun intérêt en plein été sur vigne . Par contre, en maraîchage, OSIRYL est appliqué sur tout le cycle en reconstitution des réserves (asperge...), en situation de régression et de relance racinaire (melon...) et pour l’homogénéité et la qualité des cultures.
La vigne peut effectivement descendre bien au-delà (> 10 m), il s’agit de cas exceptionnel pour des besoins hydriques. En général la vigne se nourrit dans la tranche des 20 à 50 cm de sol, d’où le principe de fertilisation en surface. OSIRYL n’échappe pas à cette règle et sera véhiculé vers les racines par l’eau, de la même façon.  
OSIRYL n’est pas un fertilisant mais un stimulateur du développement racinaire. La pousse de l’herbe se contrôle avec l’apport d’engrais azoté qui est le facteur déterminant donc aucune incidence. Par contre, sur gazon déficient malgré les fumures azotées, OSIRYL favorise la relance racinaire en situation de stress.
OSIRYL est absorbé de suite s’il est mis à disposition des racines, sinon, comme toute molécule organique, il se fixe sur les colloïdes du sol à disposition de la plante. Son effet est visible 3 mois après application selon nos expérimentations après plantation en vigne. En fait, la plante réagit rapidement d’où cette incidence sur le système racinaire qui se voit plusieurs mois après et notamment en situation de stress en été. Par contre, sur cultures intensives OSIRYL est rapidement métabolisé, les forts besoins imposent de ce fait un fractionnement selon le même principe que la nutrition des cultures légumières.
Oui, le mécanisme de protection auxinique est indépendant des conditions physico-chimiques des sols puisque le produit est absorbé par les racines. Il faut plutôt veiller à ne pas lessiver le produit par des arrosages intempestifs. Donc surtout veiller à bien positionner le produits afin d’optimiser son efficience (voir questions précédentes).
Oui, les essais menés notamment sur cognassiers montrent une amélioration significative de la reprise racinaire des boutures, dans ce cas après plantation, les boutures sont arrosées avec une solution d’OSIRYL à 2 ‰ en répétant l’opération 15 jours après.
Oui, en effet, les ligneux élevés en pépinière et en production montrent 2 périodes d’optimum d’absorption nutritionnelle : dès la plantation ou au printemps pour les plantes adultes lors du développement des jeunes radicelles et en début d’automne par la prise de réserve nutritionnelle avant les premiers froids.
Oui, les observations réalisées en situation de stress des systèmes racinaires provoqués par des nécroses... montrent que le traitement OSIRYL permet de mieux alimenter les plantes présentant des symptômes de dépérissement racinaire, dans ce cas, le traitement de ces symptômes doit également faire l’objet d’apports d’éléments nutritionnels et hydriques.