Gérard CAMPS

RESPONSABLE RÉGIONAL
Depuis 1987 chez Frayssinet

 

Secteur agricole : Gironde et Espagne viti.

+33 (6) 76 77 71 51
g.camps@frayssinet.fr


 

COMMENT DÉCRIRIEZ-VOUS L’ÉVOLUTION DE VOTRE MÉTIER DEPUIS 1987 ?

Cela fait 30 ans que je suis chez Frayssinet. Au fil des années, la qualité du vin est devenue primordiale, avec moins de souci de rendement. 20 ans après, la majorité des viticulteurs savent que la fertilisation organique est un poste capital pour l’équilibre du vignoble et du vin et pour atteindre la qualité recherchée et la régularité des millésimes. Dans le travail de tous les jours, même si je fais moins de prospection maintenant et que je bénéficie bien sûr d’un portefeuille clients  important et fidèle, je dois continuer de garder le même sérieux et apporter les mêmes services voire davantage qu’auparavant. Mes distributeurs sont de véritables partenaires, une confiance s’est établie progressivement.

 

QUI SONT VOS CLIENTS AUJOURD’HUI, VIGNOBLES BORDELAIS ET DES GRANDS CRUS PRESTIGIEUX ?

Effectivement, j’ai la chance d’avoir comme clients depuis de nombreuses années des grands crus classés mondialement connus (Château Lafite Rothschild, Mouton Rothschild, Latour, Margaux, Haut-Brion, Smith Haut Lafitte  par exemple pour ne citer qu’eux !). Ils sont très sensibles et exigeants sur la qualité des produits proposés (traçabilité, garanties et aussi services apportés par le fabricant : logistique particulièrement). C’est un travail de longue haleine pour obtenir la confiance de ces grandes étiquettes. J’ai aussi des viticulteurs de l’Entre-deux-Mers. La qualité du travail et du fabricant doivent être les mêmes pour toutes ces catégories de clients de plus en plus attentifs à la qualité de l’offre. Le prix du produit n’est plus le seul critère d’achat retenu.

 

COMMENT PRÉCONISEZ-VOUS DE NOURRIR LA VIGNE ?

Sur le long terme pour une meilleure rentabilité. Il faut savoir que la vigne n’est pas une plante très exigeante en unités fertilisantes. Pour faire 60 HL de vin /ha, environ 30 de N, 20 de P, et 60 de K sont suffisants. Par contre, ce qui est primordial de considérer, c’est que la vigne est une culture pérenne et qu’il est fondamental de lui assurer une croissance régulière tous les ans, une bonne mise en réserve, car la récolte de l’année se détermine déjà l’été précédent. J’ai vu beaucoup de vignobles très différents depuis le début de ma carrière. Certains exploitants, surtout en période commerciale difficile, ont tendance à faire l’impasse sur la fertilisation quand le budget diminue suite à une mauvaise récolte. D’autres, persuadés que «  pour faire du bon vin, il faut que la vigne souffre », ne fertilisent pas régulièrement et attendent une baisse significative de rendement pour réagir. Ce sont, d’après moi, de graves erreurs. Un vignoble qui décline tous les ans en vigueur, qualité de bois et mise en réserve, affecte fortement la production et augmente le risque d’affaiblissement de quantité mais aussi de qualité de raisin et donc du vin. Il faudra de nombreuses années pour rétablir la situation, avec les incidences économiques qui en découlent. Durant mes 30 années d’expérience dans les vignobles bordelais, j’ai pu constater que la régularité d’alimentation annuelle permet incontestablement une amélioration de la régularité de production mais aussi une meilleure résistance aux conditions climatiques extrêmes (fortes températures, sécheresse…). Notre service R&D Frayssinet a mis au point un programme technique de nutrition et stimulation (PNS) adapté à chaque vignoble et prenant en compte le changement climatique. Les résultats sont sans contestation possible. Ils permettent de jouer sur tous les postes de l’alimentation de la vigne (sol, racines et surface foliaire).

 

ON VOUS DÉFINIT COMME ÉTANT EXIGEANT EN MATIÈRE DE QUALITÉ ET DE SÉCURITÉ, POURQUOI ?

La marque Frayssinet est le leader incontesté en France et depuis de nombreuses années. Pour cela, l’entreprise a fait et fait encore aujourd’hui beaucoup d’investissements à tous les niveaux, matériels, humains… Certains de nos concurrents ont parfois laissé entendre que Frayssinet c’était surtout beaucoup de communication. Ils oublient de parler de notre outil industriel qui est reconnu comme le plus important et performant de France, voire d’Europe. Ils oublient également d’évoquer les avancées et les étapes importantes qui nous ont permis d’atteindre notre notoriété, entre autres : • En 1990, l’entreprise embauchait son premier ingénieur, Docteur en Agronomie, et créait son propre laboratoire sur site. L’objectif était déjà de crédibiliser davantage la marque et d’assurer des qualités de produits irréprochables, par le biais des analyses de chaque camion de matière première et de produits finis. Beaucoup de fabricants ne sont toujours pas équipés aujourd’hui (27 ans après), de laboratoire sur site alors que notre R&D est composée aujourd’hui de 8 ingénieurs, chercheurs, experts et techniciens ! • En 1994, Luc Frayssinet s’engage et crée la charte Qualité Pro, en garantissant notamment le 0% de boues urbaines et de composts ménagers ou déchets urbains. A cette époque, personne dans notre métier n’était encore allé jusque-là, et n’affichait de telles garanties. • En 2000, nous avons concrétisé notre démarche ISO avec l’obtention de la certification ISO 9001 sur l’ensemble de nos produits, généralisée ensuite à l’ensemble des processus de l’entreprise. • Enfin, en 2015, nous avons été évalués « exemplaire » en ISO 26000 ou RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Nous sommes les premiers et toujours les seuls dans notre métier, à avoir obtenu cette reconnaissance dans ce domaine. Ces étapes concrètes montrent à quel point l’entreprise a toujours fait plus pour développer la qualité et les services proposés à ses clients, elle  continue ses efforts encore aujourd’hui, pour mériter et conserver son titre de N°1 et leader de la profession. Alors oui effectivement, Frayssinet souhaite communiquer sur son développement, ses réussites, ses innovations, ses produits, ses services, son savoir-faire, ses projets. Je terminerai en citant cette phrase souvent employée chez nous :  « La confiance n’est pas un hasard ».

 

Voir l’interview de Patrice CHAPPA
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