Guy NOIROT

RESPONSABLE RÉGIONAL
Depuis 1998 chez Frayssinet

 

Secteur agricole : Bourgogne-Franche-Comté et départements 01, 03, 18, 38, 42, 27, 68, 69, 73, 74.

+33 (6) 09 33 05 62
g.noirot@frayssinet.fr


 

C’ÉTAIT COMMENT FRAYSSINET EN 1986 ?

La société s’appelait Phalippou-Frayssinet. Je ne peux pas parler de cette époque sans évoquer Jacques Frayssinet qui m’a embauché. Dès nos premiers entretiens, j’ai tout de suite compris que cet homme était un modèle d’organisation et qu’il était en permanence soucieux de la pérennité de son entreprise. Un modèle à suivre sans modération. Un grand merci à Jacques pour toute la confiance qu’il m’a témoignée. En 1986, Toulouse était champion de France de rugby à XV. Phalippou-Frayssinet commercialisait un volume annuel de 20.000 tonnes d’engrais élaborés en priorité sur le sud et le sud-ouest de la France. La 5ème  génération était présente avec  les  2 frères Frayssinet. Luc en charge du commerce et Thierry aux manettes de l’usine. Les clients utilisateurs hésitaient entre la fertilisation chimique et la fertilisation organique. Il nous restait tout à prouver…

 

EN 30 ANS, QUELLES ONT ÉTÉ LES ÉVOLUTIONS MAJEURES DE CETTE ENTREPRISE ET COMMENT LES AVEZ-VOUS VÉCUES ?

Très vite le duo des frères Frayssinet a affiché une volonté d’implantation des produits sur l’ensemble du territoire Français ainsi qu’à l’export. Des investissements colossaux ont été réalisés dans l’usine pour quadrupler sa capacité de production ; Création d’un laboratoire certifié, à ce jour, 8 personnes y travaillent. Création d’un centre de recherche et de développement avec sa salle de culture, animé par 3 ingénieurs en agronomie. Création d’un département Marketing. Et enfin, création d’un service qualité. Avec une telle structuration de l’entreprise, il devenait évident que Frayssinet convoitait la place de leader du marché. Quelle belle progression ! Et puis, il y a eu l’achat d’un concurrent (Fertil’France), l’ouverture sur les marchés espaces verts, le jardin et les golfs, la mise en place d’Authentis il y a 10 ans, une démarche agro-responsable tournée vers le client. Chez Frayssinet qui que vous soyez, clients, fournisseurs ou employés, toutes les parties prenantes sont écoutées, considérées et respectées. L’humanisme est la première des valeurs qui structurent Luc et Thierry  Frayssinet. Ces gens vous font devenir meilleur et évoluer au fur et à mesure vers l’excellence. Frayssinet travaille exclusivement en partenariat avec la distribution dans un climat de confiance. J’aime à rappeler à mes distributeurs que  «nous cultivons ensemble l’art d’être fidèles» surtout qu’en 30 ans, les produits forts comme le Tenor, le Vegethumus, l’Orga3, l’Osiryl, l’Orgasyl et maintenant la gamme des PNS et l’Actimus ont permis à la distribution de développer son chiffre d’affaires et aux utilisateurs d’augmenter la performance de leurs exploitations.

 

RIEN DE PLUS SUR VOTRE ACTIVITÉ ?

J’ai en charge la partie Nord-Est de la France, c’est un secteur essentiellement viticole avec des problématiques agronomiques bien spécifiques. Les sols acides du Beaujolais demandent une attention bien différente que les sols calcaires et crayeux de Champagne. Je m’inscris totalement dans les divers itinéraires techniques des exploitations. En 30 ans mon métier s’est complètement transformé. De simple « marchand d’engrais », je suis très rapidement devenu « un véritable partenaire économique ».

 

COMMENT VOYEZ-VOUS L’AVENIR DE VOTRE MÉTIER ET DE FRAYSSINET ?

Frayssinet s’est constamment opposé à l’utilisation d’urée formaldéhyde dans les intrants, aux  boues urbaines et aux épandages de déchets verts non tracés et a même été « lanceur d’alerte » et obtenu gain de cause sur quelques cas retentissants. C’est un combat qu’il faudra en permanence mener face aux lobbies européens. Luc Frayssinet défend l’idée que ça fait partie de notre rôle pour imposer une crédibilité au métier. Savez-vous que l’on commercialise des lisiers de porcs pour les épandre sur nos belles appellations ?  Après avoir pollué l’ensemble de la région Bretagne avec ses plages envahies d’algues vertes,  cette « pisse de cochon » va très vite devenir un fléau. Bien d’autres phénomènes dangereux de pollution existent actuellement en agriculture. L’agriculture biologique va encore se développer, la biodynamie se démocratiser, le respect de la biodiversité devient une évidence pour une durabilité de notre agriculture. Bref, le monde agricole aura toujours besoin des produits innovants, performants et respectueux de Frayssinet.

 

Voir l’interview de Jean-Louis DEPOUILLY
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